Crer - Centres fermés

10 avril 2010

...au camp 127bis !

Jeté à la rue du camp 127bis apres 115 jours d'emprisonnement pour rien !


Apres 115 jours d’emprisonnement pour rien, Katherine Mwanja Yoh-Ekele, originaire du Cameroun, a été jeté à la rue du camp à expulser des étrangers 127bis avec un ordre de quitter le territoire dans les 5 jours !
Elle souffre du SIDA/VIH à un stade très avancé qui requiert un traitement qui n'est pas disponible dans son pays.

Après une première tentative d'expulsion et le refus tous les recours en Belgique, la Cour Européenne des Droits de L'Homme a ordonne la suspension de toute expulsion jusqu'à ce que son cas soit traité.

Voila comment l’état Belge respecte les directives internationales en matière d’immigration…

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17 janvier 2010

des visites...

Nous cherchons de volontaires pour rendre visite aux personnes enfermées au centre 127bis. Si ça vous tente envoyez un mail à: visites127bis@gmail.com

Merci!!

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18 novembre 2009

Cinq ONG ouvrent un camp pour réfugiés à Schaerbeek

Cinq ONG ont ouvert à 6H00 un camp pour réfugiés dans le parc Gaucheret. Douze tentes familiales et 3 tentes dispensaires seront montées afin de fournir aux plus vulnérables des demandeurs d’asile, en plus d’un abri pour la nuit, de la nourriture, un accès aux soins de santé, ainsi qu’une assistance juridique et sociale.

« Les jours et les nuits passent, et à ce jour, aucune assurance n’a été donnée pour permettre la prise en charge des personnes qui sont quotidiennement renvoyées à la rue par manque de capacités d’accueil », expliquent les ONG dans un communiqué.

Douze tentes familiales et 3 tentes dispensaires seront montées afin de fournir aux plus vulnérables de ces demandeurs d’asile, en plus d’un abri pour la nuit, de la nourriture, un accès aux soins de santé, ainsi qu’une assistance juridique et sociale.

Vendredi dernier, les cinq ONG (le Ciré, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières et Caritas International) avaient appelé les ministres compétents à cesser de se renvoyer la responsabilité et à trouver immédiatement une solution pour abriter les demandeurs d’asile pendant l’examen de leur dossier. « Mais à ce jour, aucune mesure concrète n’est intervenue », selon les ONG. « La crise de l’accueil des demandeurs d’asile persiste et s’aggrave. A ce jour, plus de 1.000 demandeurs d’asile se retrouvent sans place d’accueil et sont envoyés à la rue, à l’approche de l’hiver ».

Les ONG demandent au gouvernement de mettre à disposition immédiatement des bâtiments libres, afin d’accueillir de manière digne tous les demandeurs d’asile qui ne se sont pas vus désigner de places d’accueil.

(belga)

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25 octobre 2009

Le « Socialiste » Philippe Courard décide de jeter à la rue les mineurs non accompagnes à l’approche de l’hiver ???

Philippe Courard ancien ministre de l’intérieur Wallon et nouveau ministre en charge de la politique d’intégration et l’asile a dû, surement, y réfléchir à deux fois avant d’accepter de prendre en main ce ministère en crise depuis à peu près deux ans.

Tout a démarré après une déclaration du premier ministre Guy Verhofstadt (Vld) en 2000 pendant la première campagne de régularisation, ce qui allait donner des droits civiques à plus de 45 mille personnes victimes d’une procédure d’asile interminable aux critères obscurs et inhumains. Des situations tragiques qui avaient poussé des milliers de personnes à occuper des églises et entreprendre des grèves de la faim.

Lors de cette déclaration Guy va proposer la réforme de la procédure d’asile pour éviter que la Belgique ne se retrouve encore dans une telle situation. Il faudra attendre 6 ans pour que Patrick Dewael (Vld) ministre de l’intérieur, devant une situation similaire à celle de son camarade Guy : 41 lieux d’occupation et plus de 15 mille personnes lors de la manifestation du 17 juin 2006, ne demande la réforme de la procédure au parlement. Cette décision sera votée par l’ensemble des partis de la majorité Francophone et Néerlandophone sans apporter de solution immédiate aux revendications urgentes de l’époque.

La réforme qui prévoit, entre autres, le traitement rapide des demandes d’asile afin d’éviter aux personnes de s’installer et de créer des attaches avec la société belge, va également retirer aux refugiés la capacité de travailler les laissant donc entièrement dépendants des centres Fedasil. La réforme prévoit également la prise en charge de certaines catégories de demandeurs d’asile, en particulier les familles, par les Cpas, des structures financées dans leur majeure partie par le ministère de l’intégration sociale et aujourd’hui gérées par Philippe Courard.

La fameuse réforme proposée en 2000, votée en 2006 n’a été mise en place que lors du deuxième semestre 2007 et depuis rien ne va plus…

Fedasil n’arrive plus à gérer les plus de 30 centres ouverts partout dans le pays et envoie régulièrement des familles entières à la rue. Il y a quelques mois la justice a condamné Fedasil à payer des astreintes très lourdes par personne non prise en charge. En très peu de temps des solutions ont été dégagées pour loger les réfugiés dans des chambres d’hôtels : près de 800 personnes ont reçu une chambre d’hôtel pour dormir mais rien de plus !

Livrés à eux-mêmes les réfugiés ont n’ont reçu de l’aide pour se soigner et manger que grâce à des associations et des particuliers et ceci encore aujourd’hui…Est-il trop de rappeler que le ministère reçoit des budgets pour faire ce travail et que ce n’est pas à la population à se substituer aux institutions de l’état… ?

Pendant les vacances d’été une patrouille de police s’est arrêtée devant le bâtiment occupé par les « sans toit » place Morichard à St Gilles. Ils ont demandé aux occupants s’ils pouvaient faire une place pour une famille avec enfants qui errait dans la ville. Les occupants sont, évidemment, venus en aide à cette famille, mais quelques semaines plus tard la société off-shore propriétaire de l’immeuble a mis tout le monde à la rue : des belges sans toit et des réfugiés sans droits…

Les réformistes ne sont décidément plus ce qu’ils étaient….

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14 octobre 2009

Rapport d'un médecin sur les conséquences psychologiques dans les CAMPS pour étrangers...

Conséquences psychologiques de l’enfermement en centre fermé.

(d’après des témoignages / 2008-2009)

(BRUGES- 127BIS)

Pendant la détention administrative, le détenu reçoit un minimum d’informations souvent inexactes au sujet de la durée de la détention et des aides provisoires.

Pendant cette période qui peut durer plusieurs mois, on observe les situations suivantes :

1. Le détenu nourrit des doutes, des interrogations et de l’incompréhension au niveau des raisons, de la durée et de la finalité de la détention. La vie y est pire qu’en prison, il n’a pas commis de crime.
2. Le détenu administratif est appelé et désigné par un matricule, ex. B.4, il n’a plus de nom, de prénom, d’origine, il est dépersonnalisé.
3. le mode de vie est inhumain et non respectueux de l’intimité de l’individu et non conforme à une vie dans la dignité. Les communications téléphoniques sont surveillées. En cas de réclamation ou de refus d’obéir, les punitions et les représailles sont appliquées : coupure de téléphone, injure, coups, cachot
Il y a des organisations d’activités infantilisantes : jeux, collage de cartes, etc. Il y a surpopulation.
4. Le détenu qui a perdu son identité et son intimité sombre petit à petit dans la dépression nerveuse, qui peut mener au suicide.
Cette dépression se présente sous la forme de
- désespoir
- crise de larmes
- décompensation psychologique
- crises d’angoisses
- insomnies
- tentative de suicide (pendaison à Bruges)
- geste de désespoir (verre cassé avalé – tentative de suicide)
5. Le détenu comprend vite qu’il ne peut ni se fier ni se confier, et sombre dans le découragement et le sentiment de solitude totale, coupé du monde réel et ceci à durée indéterminée.
6. Apparition de syndrome de Stockholm :
Le personnel y compris les médecins se répartissent le rôle du gentil confident, du conseiller amical et le rôle du gardien méchant, des chefs agressifs. Il n’est qu’un pantin dans les mains d’une équipe qui exerce la toute-puissance.
7. Les détenus vivent une vie morne, vide, lassante, et se replient sur eux-mêmes.
8. Le détenu se voit proposer des substances dangereuses, qui provoquent une dépendance, par les infirmiers et les médecins, comme seule solution à leur mal-être, en cas de refus, c’est la mise à la porte du bureau et le cachot.
ex . : Nozinan ® neuroleptique puissant.
9. Le détenu se trouve sans argent, mais il en a besoin pour téléphoner, il ne peut pas gagner de l’argent, seulement des points en faisant des corvées pour la collectivité.
10. Le détenu perd le contact avec la réalité et avec la vie à l’extérieur.
Il présente des troubles spatio-temporels. Il n’a pas de futur, le temps ne passe pas, il n’a plus de repères.
11. Il est difficile d’avoir, pour le détenu, des contacts avec l’extérieur. Les contacts avec la Ligue des droit de l’homme, est mal vu et mal considéré, le détenu est alors vu et traité comme un mauvais sujet.
12. Le séjour en centre fermé se termine parfois par une expulsion dans une ville du pays d’origine, il y a jusqu’à cinq policiers pour un détenu, il est bâillonné et attaché au niveau des poignets et des chevilles, certains policiers donnent des coups sur le thorax, ce qui blesse le détenu. A la maltraitance psychique se rajoute l’humiliation et la maltraitance physique.
Le détenu se sent cassé.
Les blessures consécutives aux coups et à la brutalité exercée lors de l’expulsion sont des ecchymoses, des hématomes, des fêlures et fractures costales. (Les douleurs costales se font encore sentir six à huit semaines après l’accident ! ).
13. Il y a des femmes enceintes, des enfants dans le centre 127bis.
14. pendant sa détention, le détenu peut développer des troubles définitifs, cardiovasculaires, psychomoteurs, des névroses d’angoisse, des épisodes de paranoïa, des dépendances médicamenteuses d’iatrogéene et une dégradation sévère psycho-physique.


EN CONCLUSION

Un certain nombre de detenus presentent dans les mois qui suivent leur libertion ou leur expulsion, un SYNDROME POST-TRAUMATIQUE (voir DMS IV) soit de type court (quelques semaines) soit de type long ( quelques mois ou quelques années)

Le syndrome demande une therapie adequate et parfois un traitement medicale.
On ne peut evaluer la duree d’un tel syndrome. Les sequelles sont multiples, dificiles a vivre pour l’individu et constituent un handicap reel dans une vie normale.

Un etre humain peut suite a un enfermement dans un centre fermé devenir un etre blesse, casse, dont l’existence est et sera tres difficile jour apres jour.

Docteur Christine DORMAL

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09 octobre 2009

Le CAMP pour "etrangers" de Bruxelles, sur la voie d'Abou Graïb ?

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Des Pampers pour les sans-papiers !


Dimanche 27 septembre 2009. À travers les barreaux du « centre fermé 127bis », deux poignets graciles exhibent de leur tremblotante rage une gigantesque couche-culotte. De celles qui appelleraient la mort d’incontinents séniles comme un sommeil qui se mérite. Sauf que les bras qui la portent sont ceux de deux femmes congolaises de vingt ans, un pays exotique où pourtant, paraît-il, les femmes n’ont pas froid aux fesses.

Une couche-culotte. Un burlesque Pampers pour l’escorte des girls sans-papiers. La fidélité à la Belge. Un « système D » pour qu’elles ne faussent pas compagnie, ces garces immigrées. Du « centre » à l’avion. De la prison au charter.

Elles se sont débattues ; et donc, elles se sont fait battre. Steenokkerzeel n’a rien à envier à Abou Graïb, en matière d’humiliations. Elles hurlent leur histoire et devant les grilles les poulets caquettent sans broncher face aux douves. Il fait beau. Et quand ces gauchistes de la CRER (Coordination contre les Rafles et les Expulsions et pour la Régularisation) seront partis, ils reprendront tranquillement leur ronde, du bon côté des barreaux.

Ô politique humaniste ! Encore un peu de courage – de créativité, dirions-nous – et elle partira d’elle-même, cette main-d’œuvre bon marché. Les Pampers pour les sans-papiers, c’est l’idée du siècle : que vos vieux crèvent dans leur pisse, c’est ça en moins comme pensions à payer.

SOURCE ; http://www.lepan.be/?p=4608 

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30 août 2009

DIMANCHE 27 SEPT "Faites du velo pas des centres fermés"

"FAITES DU VELO PAS DES CENTRES FERMES"

Des personnes n’ayant commis aucun crime sont enfermées à deux coups de pédale de chez nous, dans l’ignorance du plus grand nombre.
Des femmes, des hommes, des enfants subissent en Belgique des traitements inhumains pour la seule raison d’être venus chez nous dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Puisque le vélo, c’est la liberté, utilisons-le pour franchir cette distance et ouvrir les yeux sur cette réalité.

Tous en selle pour la libre-circulation !

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE A MIDI

ROND POINT SCHUMAN

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31 juillet 2009

Témoignage pas de Belga !!!

Hier, jeudi 30 juillet 09 vers 17 heures, plusieurs voitures de police toutes sirènes hurlantes dévalent la rue Belliard.

Rue d'Arlon les policiers sont rassemblés - tout à coup, des cris et des courses poursuites à pied, des policiers, bâtons à la main, main levée prête à frapper poursuivent des personnes - qui étaient des sans-papiers ayant été délogés des pelouses bruxelloises boulevard de l'Empereur - les poursuivent en courant donc dans la rue d'Arlon et dans les rues avoisinantes.

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Une vingtaine d'entre eux ont été stoppés au début de la rue, par un nombre de policiers, certains gantés, quasiment tous bâton à la main.  Certains policiers ont violemment frappé des personnes à l'aide de leurs bâtons et des cris ont été entendus, des personnes ont été blessées.

Elles ont alors été immobilisées, à genoux, mains derrière le dos, face à un mur, entourées de policiers prêts.  Elles ont été maintenues ainsi pendant une vingtaine de minutes avant qu'il ne leur soit permis de s'en aller.

Certains policiers prenant des personnes par les épaules et les poussant violemment dans la rue "... connard, que je te revois plus", d'autres policiers esquissaient des gestes d'intimidation physique pour provoquer leur fuite (entendu de la bouche d'un badau : "faut quand même pas les traiter comme des animaux"), certaines brutalités encore dans un buisson ; un autre groupe de personnes a été escorté jusqu'à la rue de la Loi où il leur a été dit de s'en aller.

Plusieurs personnes sous le choc, l'un d'entre eux souffrant énormément à la main (cassée ? gonflement), un autre le bras blessé, ils n'ont cependant pas osé se rendre à l'hôpital pour être soignés.

Ils s'en sont allés cherchant un autre endroit où loger.

Voici un petit témoignage qui n'émane pas de l'agence Belga.

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G

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17 mai 2009

22 mai Table ronde

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COMMUNIQUE CRER

La pratique des centres fermés s’est largement  banalisée sur tout le continent européen depuis la création des premiers centres dans les années 1980.

A l’époque, un mois de détention était jugés excessifs par les Cours constitutionnelles. A présent, la « directive retour volontaire» adoptée par le Parlement européen l’été 2008, autorise l’enfermement  pour une durée pouvant aller jusqu’à un an et demi. Qu’il s’agisse des sans-papiers ou des candidats réfugiés, le statut des immigrés se transforme progressivement. Les réfugiés étaient autrefois autorisés à s’installer sur le territoire pendant le temps de la procédure, ils sont aujourd’hui placés dans des centres ouverts ou fermés, selon les cas ; tandis que les sans –papiers, eux, ne sont, de plus en plus, que des illégaux, des hors-la-lois. 

On ne peut que constater la ferme volonté des Etats membres de maintenir les portes de l’Union fermées et de sanctionner, pour l’exemple, ceux qui parviennent à passer : « préventive », l’Europe ne distribue plus de visa, elle déploie des moyens militaires (Frontex) pour assurer la fermeture physique de ses frontières  et conditionne l’aide au développement des pays du sud à leur implication dans la lutte contre l’immigration. « Curative », l’Europe développe un système de « détention /expulsion » chargé de réduire le nombre d’arrivant, mais surtout, de décourager les pays d’origine et de rassurer les populations  européennes. En agitant l’épouvantail du chômage et de l’insécurité, l’étranger apparaît comme coupable de tous nos malheurs.

La Belgique n’est pas la moins zélée dans l’exécution de cette  politique. Sur le plan interne, elle y dépense des moyens financiers et humains considérables. 12000 personnes sont détenues chaque année dans les centres fermés, 9000 d’entre elles sont renvoyées dans leur pays d’origine. Chaque expulsion coûte entre 10.000 et 15.000 euros. Le fonctionnement des centres prélève 13 millions d’euros sur le budget annuel de l’Etat. Le coût mensuel de la détention d’une personne  s’élève  à 1200 euros.

Chez nous, comme partout dans la Forteresse Schengen, les centres fermés s’affirment comme la pièce maîtresse de la politique migratoire.  Les instances européennes ne cessent de rappeler pourtant que la rétention en centre fermé devrait être une solution de dernier recours, que d’autres mesures, moins coercitives, devraient être privilégiées. Mais en pratique, plus personne ne remet en cause le modèle actuel. L’enfermement et l’expulsion se sont  systématisés. Seules les conditions sont quelque peu contestées. Les évènements tragiques de l’actualité des immigrés ont permis de faire valoir quelques menues exigences auprès du gouvernement. Le concept d’ « humanisation » des centres fermés a dernièrement été brandi pour forcer l’amélioration des conditions d’enfermement et d’expulsion.

Suite aux dernières entreprises réactionnaires de la Ministre en charge, Annemie Turtelboom (open VLD), visant notamment à séparer les familles des centres fermés, cette dernière a été amenée à reconnaître certains égarements de sa politique répressive et  s’est décidée à investir, elle-même, le doux thème de l’humanisation. De nouveaux budgets ont été débloqués pour créer de nouveaux centres destinés aux familles. Il y a quelques jours, un marché de 11 millions d’euros a été attribué pour la réfaction des centres 127 et INAD unanimement jugés, depuis des années, impropres à la détention. Un autre million d’euros a encore été dégagé pour rendre plus « sympa » les centres existants.

Au regard des souffrances endurées par les personnes qui ont été détenues, il peut paraître inconvenant de ne pas accueillir cette solution à bras ouverts. Pourtant, au vu de la place occupée aujourd’hui par les centres fermés dans notre politique migratoire, réclamer l’humanisation de ces centres semble vouloir dire qu’il est possible de régler le problème de l’immigration en améliorant les conditions matérielles de détention et d’expulsion. Avant de nous jeter dans cette voie et de légitimer, une fois pour toute, l’existence de ce que l’Amérique latine appelle les « camps », ne devrions nous-pas nous interroger plus sérieusement sur leur rôle et leurs effets, tant sur le plan national qu’international ?  

(crer)

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12 mai 2009

C'est vide donc j'occupe !

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Action pour le logement - lundi 11 mai 2009


Suite à l’accentuation de la crise économique, de la crise du logement, de la crise financière, bref de la crise globale capitaliste qui touche les plus démunis, plusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de passer à l’action en réquisitionnant un bâtiment public laissé à l’abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s’agit de l’ancien immeuble des contributions directes dont l’occupation de ce jour contribue ainsi directement à l’amélioration immédiate de nos conditions de vie.

Cela fait des années que l’on constate la pseudo impuissance du politique quand il s’agit de s’attaquer aux problèmes sociaux et sa toute-puissance quand il s’agit, comme aujourd’hui, de sauver le système capitaliste.

En ces temps de mascarade électorale, il est temps de rappeler que l’Etat a tout fait et continue de tout faire pour sauver les banques en balançant allègrement des dizaines de milliards d’euros, argent directement pompé, par l’institution des contributions directes (rappelons-le), dans le portefeuille de plus en plus troué et donc vide du contribuable. On nous répète à satiété qu’il n’y a pas ou plus d’argent pour les besoins fondamentaux des êtres humains, pour la santé, pour l’éducation, la culture, etc., rien pour augmenter les salaires ou les allocations sociales, rien pour le logement alors que des milliers d'immeubles vides sont à l'abandon et que 35.000 familles sont dans l’attente d’un logement social à Bruxelles, sans parler des sans papiers encore plus exclus que ceux qui ont le « bonheur » de jouir d’une existence légale.


Nos principales revendications à court terme sont :

* Augmentation drastique des revenus du travail et de remplacement ;
* Diminution et blocage des loyers ;
* Pas d’expulsion sans relogement ;
* Occupation des immeubles vides ;
* Régularisation sans condition de tous les sans papiers.


Associations qui soutiennent cette action :

ONHU, CRER, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles, Comité Général d’Action des Marolles, Collectif COLERe, Syndicat des Locataires et des étudiants en sciences sociales, …

Pour tout contact et info: 56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles - Tél./Fax: 02.512.87.44 - Email: ulmarolles@yahoo.fr.

Plusieurs familles mal logées, sans abri, ou futures sans abri ont décidé d’occuper ce bâtiment vide depuis plusieurs mois.

Ce bâtiment appartient à la Régie des Bâtiment ou aurait été vendu à la banque Fortis.

Toutes les personnes qui souhaitent habiter ici peuvent s’inscrire sur une liste d’attente :

A l’Union des Locataires Marollienne (56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles. Tél : 02/512.87.44). Le lundi de 9h30 à 12h00, le mardi et le jeudi de 13h00 à 16h00.

A l’Union des Locataires de Saint-Gilles (131 rue Berckmans à Saint Gilles. Tél : 02/538.70.34). Le mardi de 14 à 16h00 et le jeudi de 10h00 à 12h00.

Au Syndicat des Locataires (32 Square Albert Ier à Anderlecht. Tél : 02/524.40.25). Du lundi au vendredi de 9h30 à 12h00.

Une priorité sera donnée aux familles avec enfants.

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