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Bruxelles, qui accueille plus d'un tiers des nouveaux migrants en Belgique, ne dispose pas d'une politique structurée d'accueil et d'intégration des immigrés, puisqu'il y a une politique flamande et francophone. Le Centre pour l'Egalité des chances et le Ciré ont fait le point de la situation, à la demande de la ministre Evelyne Huytebroeck, en charge au sein de la Commission communautaire commune de la compétence de l'aide aux personnes.

A Bruxelles, 85 associations francophones offrent des cours de langue, un accompagnement social et juridique ou des activités culturelles. Du côté flamand, un seul organisme: le BON, le Bureau d'accueil officiel pour l'"inburgering" à Bruxelles. Les sans-papiers sont exclus du BON, ce qui n'est pas le cas dans les associations francophones.

Le monde associatif francophone initie et développe toute la politique d'accueil avec les subsides de la Communauté française et de l'Etat fédéral, via la politique des grandes villes. Du côté flamand, c'est uniquement la Communauté flamande qui s'en occupe. Pour le Ciré, le flou francophone a le mérite de permettre à un large public d'accéder à des services.

Pour Edouard Delruelle, directeur adjoint du Centre pour l'Egalité des chances, une seule priorité se dessine: établir à Bruxelles une politique publique d'intégration qui soit coordonnée et concertée. (

belga/CB)